Travailler avec une personne toxique ?

Au sein d’une ambiance toxique, on se pose beaucoup de questions. Comment on en arrive là ? Pourquoi cette personne est là ? Est-ce qu’on l’utilise ? Et moi ? On m’utilise ? Dans quel but ? Pour du bon ? Du mauvais ?…Bref « un homme qui ne réfléchit pas sur le long terme connaîtra des déboires à court terme ».

 

Voici quelques extraits d’articles, qui cernent et décrivent ces « psychopathes » d’entreprise, que j’ai trouvé intéressant.

Ceci dans le souci de se préserver et de préserver son équipe.

Le monde du travail est un échantillon du monde global, à une plus petite échelle. 

Il possède ce même panel de personnalités en tout genre qui interagissent entre eux et se développent. 

Se développent aussi, malheureusement, des personnes toxiques qui manipulent, parasitent, nuisent et qu’on ne peut pas toujours éviter. Nous les nommerons ci-après, les “psychopathes d’entreprise” (je l’ai trouvé sur le net). 

Sont-ils vraiment psychopathes ? Sont-ils Sociopathes ? Narcissique ? Pervers ? Ou un peu, voir beaucoup de tout ça, je n’en sais rien : je ne suis pas psy.

Je me focalise donc sur ce type de personne là. On leur a donné tant de noms…à eux aussi.

Je ne pense pas qu’on en croise beaucoup… mais un seul, ça suffit ! 

Il ne manquerait plus que des facteurs aggravant, comme l’abus d’alcool, pour que l’on soit en face d’une personne en roue libre.

Bonne lecture

Boubacar A.

“De tous les profils pénibles ou mal intentionnés qu’il est donné de croiser en entreprise, les psychopathes sont sans doute les plus nuisibles.

Il y a les personnes qui cherchent sans cesse à se mettre en valeur au détriment des autres, celles qui veulent paraître ultra-efficaces mais délèguent une partie de leur fardeau à la bonne poire du bureau et celles qui cherchent à s’approprier le prestige du travail des autres. Tout le monde a déjà dû composer avec l’un ou l’autre de ces types de collègues. En réalité, ce sont surtout des psychopathes dont il faut se méfier.

Le terme «psychopathe» n’est pas utilisé ici comme dans un film de série Z ou comme une insulte balancée à la va-vite, mais comme un profil psychologique précis. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur la psychopathie ou la différence entre psychopathe et sociopathe.”

 

https://korii.slate.fr/et-caetera/entreprise-management-psychologie-collegue-psychopathe-manipulation-conseils-reaction

Qu'est-ce qu'un psychopathe en entreprise ?

Un psychopathe en entreprise est un individu présentant des traits de personnalité antisociale, caractérisés par un manque d’empathie, une tendance à la manipulation et un besoin de contrôle. Contrairement aux idées reçues, ces personnes ne sont pas forcément violentes physiquement. Elles excellent souvent dans l’art de se faire passer pour charmantes et compétentes, tout en dissimulant leur véritable nature.

Ces prédateurs sociaux gravissent fréquemment les échelons grâce à leur charisme apparent et leur absence de scrupules. On les retrouve donc souvent à des postes à responsabilités, ce qui amplifie leur potentiel de nuisance. Leur objectif principal est de servir leurs propres intérêts, quitte à écraser les autres sans le moindre remords.

 

extrait d’article de Fanny Dubreuil https://www.emploietnous.fr/conseil-dexpert/gestion-de-carriere/les-psychopathes-en-entreprise-identifier-et-contrer-leurs-comportements-toxiques/

9 signes qui ne trompent pas

« Pour reconnaître un psychopathe et plus particulièrement les pervers narcissiques qui parviennent à évoluer dans la jungle du monde du travail, Andrew Faas recommande d’être attentif à plusieurs signes. Même si un psychopathe ne présente pas forcément tous les « symptômes », si vous reconnaissez votre collègue à travers ces quelques traits c’est déjà un bon indice.

  1. Des intentions ou des objectifs sadiques

La principale caractéristique d’un psychopathe c’est sa nature sadique. Au travail il aura tendance à motiver par la peur plutôt que d’inspirer le respect, mais son objectif final est toujours la destruction. La différence entre un psychopathe et un pervers narcissique, c’est que le premier vise une destruction physique de l’autre quand le pervers se contente d’une destruction psychologique.

  1. Une habileté à charmer de manière superficielle

Les psychopathes parviennent à charmer leur auditoire en racontant des histoires abracadabrantesques de manière assez convaincante. Dans une conversation banale, un psychopathe saura passer pour un agneau en attendant son heure et en distribuant des compliments mielleux sur l’apparence des autres : vêtements, coiffure…

  1. Une (trop) grande estime de soi

Le psychopathe se considère comme le centre de l’univers et pense que les lois humaines ne s’appliquent pas à sa personne. Il ou elle fixe ses propres règles pour mieux les violer. En entreprise, il prend du plaisir à contourner toutes les règles établies, à détourner les règlements à son avantage personnel.

  1. Les psychopathes sont des menteurs pathologiques

La psychopathie et le mensonge ne font qu’un. Les psychopathes ne peuvent s’arrêter de mentir et ne se soucient même pas d’inventer un autre mensonge pour en couvrir un autre. Leur malhonnêteté intellectuelle est totale et sans limites.

  1. Un comportement de parasite en entreprise

Le psychopathe au travail ne pense qu’à lui et à sa propre réussite. Un collègue ou un manager psychopathe n’a aucune considération pour les autres et se sent à l’abri de toute critique, même quand il harcèle ses collaborateurs.

  1. Deux armes favorites : la ruse et la manipulation

Selon Andrew Faas, les psychopathes excellent dans 3 domaines : la manipulation, la diversion et la tromperie. Ces 3 compétences ne servent qu’un seul but : les faire sortir du lot pour atteindre la position de numéro 1. Quand un dossier est bien réalisé, le psychopathe s’en accorde tous les mérites, même s’il n’y est pour rien. A l’inverse, si quelque chose se passe mal au travail, il cherchera un bouc émissaire pour détourner l’attention.

  1. Des problèmes comportementaux qui ne datent pas d’hier

C’est plus difficile à deviner dans un environnement de travail : les troubles comportementaux des psychopathes remontent souvent à l’enfance. Ils étaient déjà des tyrans sur les aires de jeu ou à l’école. D’après Faas, le mensonge persistant, la tricherie, le vol, l’incendie criminel, l’absentéisme scolaire, la toxicomanie, le vandalisme et / ou la sexualité précoce à des degrés élevés, dès le plus jeune âge, sont des signes avant-coureurs.

  1. Ni sentiment de culpabilité, ni remords

C’est le « Ni-Ni » du psychopathe, il ne ressent aucune culpabilité et ne soucie absolument pas des conséquences de ses actes. Un pervers narcissique ne regrettera jamais d’avoir harcelé un subordonné, il se cherchera des excuses ou niera tout simplement les faits, mais ne demandera pas pardon.

  1. Des objectifs à long terme complètement irréalistes

Les psychopathes au travail sont de très mauvais planificateurs. Leurs objectifs professionnels sont souvent grandioses, mais aussi totalement surréalistes. Peu importe si c’est impossible, ils se contenteront de la version limitée de leur but. 

Si vous trouvez que votre collègue ou que votre manager présente la plupart de ces signes, n’en tirez pas de conclusions hâtives. « Il n’y a pas de psychopathe à tous les coins de rue, qualifier tout le monde de pervers narcissique est aussi une violence verbale, il ne faut pas exagérer » rappelle Chantal Vander Vorst, auteur d’un livre sur le management toxique.

Soyez prudent tout de même. Si votre collègue est véritablement un(e) psychopathe, deux options s’offrent à vous : apprendre à travailler avec ce genre de personnalités difficiles, ou alors chercher un autre travail.”

 

https://www.helloworkplace.fr/collegue-psychopathe/

Distance professionnelle

“Pour se prémunir contre l’influence d’un·e collègue que l’on soupçonne d’être psychopathe, le professeur Art Markman, de l’université du Texas à Austin, recommande avant tout de ne pas révéler trop de choses sur soi-même.

Un profil psychopathique pourra se montrer avenant et intéressé par ce que vous lui racontez, mais il se concentrera davantage sur les conséquences de vos actions que sur la manière dont vous vous sentez.

Si vous lui faites des confidences, la ou le psychopathe n’hésitera pas à utiliser des détails qui comptent à vos yeux pour manipuler vos choix selon son bon vouloir. Garder une distance professionnelle et une attitude froide est un bon moyen de se protéger.

Dans le même temps, il faut veiller à conserver des voies de communication avec l’ensemble de vos collègues, ainsi qu’avec vos supérieur·es.

Vos relations aux autres ne doivent pas dépendre de la personne que vous considérez comme possiblement psychopathique : mieux vaut que votre hiérarchie et votre cercle professionnel connaissent vos actions, vos succès et vos échecs directement, de votre propre bouche.”


https://korii.slate.fr/et-caetera/entreprise-management-psychologie-collegue-psychopathe-manipulation-conseils-reaction

Les conséquences des psychopathes dans les organisations

“La personnalité des psychopathes d’entreprise est entremêlée de narcissisme et de machiavélisme. Ils ont certains traits de personnalité qui les conduisent à des comportements antisociaux, avec des signes d’irresponsabilité, d’impulsivité, de manipulation, d’insensibilité, de manque d’émotion et d’agression. Ce sont ces gens qui font preuve d’une approche prédatrice qui parasitent le bien-être de la vie d’autrui. Travailler avec eux les fait assimiler à des monstres. Ils sont très axés sur leur carrière professionnelle mais sont impitoyables avec les employés. Sous le leadership du PDG psychopathe, les tâches, même insignifiantes, comme la signature des rapports de dépenses d’un manager sont reportées en raison de l’absence de temps invoquée par le directeur concerné. Les psychopathes d’entreprise sont souvent des personnes très manipulatrices qui utilisent leur charisme pour obtenir des postes de direction qui sont, en réalité, au-dessus de leur capacité et de leurs qualifications entrepreneuriales. Les personnes à l’intelligence émotionnelle  élevée sont plus facilement dupées par ce type de personnage. Les capacités de leadership du PDG psychopathe sont quelquefois absentes, ce qui entraîne un état de « leadership sans leadership » marqué par un manque de direction et un désœuvrement du personnel.

Cette absence de leadership ne peut pas être confondue avec un leadership d’intendance parce que les actions du leader psychopathe ne sont pas en harmonie avec les valeurs organisationnelles supposées. Le leadership éthique impliquerait, lui aussi, le respect des droits dus aux employés, aux différents intervenants et à la société. Or, le PDG psychopathe n’arrive pas à gagner la confiance, le respect et l’engagement des employés. La dissidence et les remises en question ne sont pas tolérées par les psychopathes des entreprises, qui cherchent à protéger leur propre ordre du jour. De nombreux employés sont trop intimidés pour remettre en cause les actions ineptes du leader psychopathe. Car celui-ci agit avec une intolérance presque totale. La peur, l’abus et l’intimidation, se trouvent tous des caractéristiques de la présence de psychopathes d’entreprise. Il n’est donc pas surprenant donc que la présence du leader psychopathe coïncide avec des changements dans le comportement des employés au travail comme le fait de prendre des pauses plus longues et de s’absenter pour des raisons de maladie. L’absence liée au stress est particulièrement évidente aux niveaux supérieurs, parmi les personnes qui travaillent le plus proche du leader psychopathe (Théorie de la psychopathie d’entreprise de Clive Boddy). L’intimidation est également à l’origine de nombreuses intentions de départ de l’entreprise de la part des salariés.

Toutefois, si le psychopathe apparaît effectivement dans l’entreprise, il ne faut pas oublier qu’il est mille fois plus dangereux quand il exerce aussi un leadership présidentiel avec l’appui de ses facultés supérieures en leadership rhétorique et de l’usage potentiel de la force inévitable sur autrui. La personnalité du psychopathe n’a pas que des inconvénients. Tant que les psychopathes peuvent éviter les ennuis, ils peuvent avoir de nombreux avantages par rapport aux autres personnes. En psychologie, le terme de « psychopathie » est une construction dimensionnelle, c’est-à-dire qu’elle regroupe un large ensemble de personnes qui ne sont pas toutes des criminels, fort heureusement. En conséquence, les psychopathes subcliniques sont parfois décrits dans la littérature comme des non criminels au sens légal du terme ou des psychopathes non institutionnalisés. Certains chercheurs les dénomment parfois, de façon ironique, des psychopathes qui ont réussi à s’adapter. Il y a donc lieu d’éviter toute confusion. Désigner des personnes comme des psychopathes non criminels pourraient donner l’illusion de se référer à des psychopathes cliniques qui ont réussi à éviter l’incarcération ou qui ont un casier judiciaire vierge. Les psychopathes subcliniques se réfèrent donc à des personnes qui présentent un modèle de comportement qui est, en quelque sorte, spécifique et « moins grave » que leurs homologues cliniques.”

https://www.wikiberal.org/wiki/Psychopathe_d%27entreprise

Pour conclure

« Si vous repérez une accumulation de ces traits inquiétants chez un collègue, en particulier une forme de sadisme, soyez extrêmement vigilant. Inutile d’attendre des remords de la part du psychopathe, son égocentrisme maladif le rend hermétique à toute remise en question. Le dialogue étant impossible, votre priorité doit être de vous protéger de son influence toxique. N’hésitez pas à documenter ses agissements et à alerter votre hiérarchie et les ressources humaines. Aucun salarié ne devrait subir l’emprise destructrice d’une personnalité psychopathique sur son lieu de travail. »

https://www.journaldunet.com/management/vie-personnelle/1529723-ip1-psychopathe-collegue/